Fermeture provisoire du cabinet

Une décision difficile

A titre individuel, je serais ravie de continuer de vous recevoir et de pouvoir vous accompagner en séances, mais de nombreux facteurs m’ont amenée à prendre cette décision complexe de fermer le cabinet en ces temps de reconfinement et de vous proposer exclusivement des séances à distance pour les techniques qui me le permettent.

D’une part, il me semble essentiel de faire preuve de sérieux et de crédibilité en suivant les recommandations formulées par nos instances professionnelles (Fédérations, associations…). D’autre part, notre responsabilité collective se doit de prendre le pas et je ne souhaite pas vous faire prendre de risques inutiles.

Le décret 2020-1310 du 29 octobre 2020, publié au JO du 30, a été modifié déjà de nombreuses fois. Bien que son interprétation soit sujette chaque jour à bien des questions, le consensus s’accorde, quels que soient nos statuts, la nomenclature de nos cabinets (ERP), sur le fait que :

tous les rendez-vous qui peuvent être différés doivent être décalés, or, les séances individuelles de bien-être en font partie,
seules les techniques permettant d’assurer la distanciation sociale, notamment les séances à distance, peuvent être maintenues.

Au cœur de ma clientèle, des femmes enceintes, des nourrissons, des personnes âgées, et vous tous qui avez confiance en ma pratique et les conditions sanitaires mises en place depuis le début de l’épidémie.

Faire le choix délibéré de maintenir mes séances reviendrait pour moi à ne pas respecter l’incroyable travail mené par nos instances professionnelles pour tenter de décrypter les textes et nous poser un cadre d’exercice, mais également vous faire prendre le risque d’une amende pour utilisation erronée de l’attestation dérogatoire. Et cela serait sans compter le fait que la plupart de nos assurances pro (RCP) ne couvrent plus nos pratiques en ce moment, que les préfectures autorisent les techniques ayant des « patients », assimilation qui me ferait prendre le risque d’un exercice illégal de la médecine si je choisissais de vous recevoir…

Aussi, bien que déçue de ne pouvoir honorer nos rendez-vous, frustrée dans ma pratique de ne pouvoir accompagner vos besoins, vos doutes, vos émotions chahutées en cette période d’agitation, également mise en difficulté financière comme tant d’autres par cette fermeture soudaine, je fais ce choix en conscience.

Dès que je serai en mesure de vous accueillir dans un cadre professionnel respectueux de tous et garant de votre santé et votre bien-être, je vous retrouverai avec toute mon énergie.

Je vous adresse d’ici là mes pensées les plus empreintes de paix, de confiance, de lumière pour cette nouvelle traversée

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *